Jean-Michel Arcucci

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JEAN-MICHEL S'EN VA....


Superbe article de "La Provence" - S. Imbert





Avec Richard Pons




3 mai 08
   
Arcucci tire sa révérence

par Manu Gros

Après vingt ans de compétition dont treize à lutter sur le circuit PSA et avec l’équipe de France, Jean-Michel vient de mettre fin à sa carrière à haut niveau. L’Aixois entend désormais se consacrer pleinement au développement de son club de toujours : « le Set Squash Aix » et à celui de la discipline en général.

Que s’est-il passé sur
la planète sport en 1984 ?


La mémoire collective en retiendra principalement les J.O de Los Angeles, les 84 pianos à queue reprenant Guershwin durant la cérémonie d’ouverture, le boycott du bloc de l’Est et les quatre breloques en or d’un certain Carl Lewis.

A 9.500 kms des sunlights olympiques, un blondin de neuf ans, guère plus haut qu’une haie de 110 m et à peine plus lourd que le sac de sport de son père, délaissait pourtant volontiers athlé et télé pour coller son nez sur une lucarne qui l’hypnotisait bien plus. A savoir la vitre arrière d’un court du Set Club aixois.

Deux ans après y avoir claqué sa prime parallèle, il débutait en compétition sous les yeux attentifs de son mentor originel Richard Pons et ne tardait pas à décrocher sa première médaille à cordon bleu-blanc-rouge via un titre de champion de France minimes. Le squash avait collé aux tripes et la voie était tracée.

A quinze ans, on le trouvait, prenant fièrement la pause pour immortaliser sur papier glacé sa rencontre avec Jansher Khan, dieu vivant de la petite balle noire des années 90.

Allaient suivre dans les 17 années à venir une flopée de timbales et de places d’honneur au gré des combats dans l’hexagone dont il a été sacré roi en 1996, sur le circuit international PSA et, bien sûr, de ceux livrés lors des inoubliables campagnes avec les bleus.

La vie de joueur professionnel :

Oublier qu’on a envie de vomir pour aller chercher l’énième amortie et passer un tour de plus dans un 50 000 $, l’émotion incomparable de la victoire individuelle ou collective, trimer pour garder le rythme parfait en revers, trimballer son sac aux quatre coins du globe, ne pas savoir ce que l’on a dans son assiette ni sur quel fuseau horaire on est, profiter quand on peut des voyages pour faire du tourisme rapidos, se faire des amis de toute couleur et toute confession, ouvrir ses yeux sur le monde mais aussi se demander depuis quand on n’a pas vu sa douce ou sa maman, passer des heures chez le kiné sans savoir si on récupèrera une articulation fiable…

Tout cela va prendre fin.

L’homme a pris son courage et sa raison à deux mains pour tirer un trait dessus et se lancer dans ces vastes chantiers que restent le développement d’un sport et la transmission du savoir.

La mémoire du joueur Jean-Michel étant encore à fleur de peau et la tête du dirigeant Arcucci pas encore complètement dans le guidon, l’occasion était belle pour ouvrir la boite à souvenirs et déballer le projecteur sur sa vie future.

                        

LES MOTS DU JEAN-MI

Jean-Mi sur l’équipe de France

« Les treize ans passés en équipe de France ont été une extraordinaire aventure à épisodes. Mon premier sentiment est d’avoir eu la chance de partager des sentiments de pionnier. C’était génial de se sentir dans le train qui montait côté résultats avec Thierry Lincou, Renan Lavigne, Laurent Elriani et ensuite Grégory Gaultier. »

Souvenirs...

- « Un de mes premiers souvenirs marquants reste d’avoir battu Paul Johnson en poule à l’Euro 1998. Il était n°4 mondial et ce match gagné nous ouvrait la porte des demi-finales au goal-average.

Nous nous attendions à voir nos perfs partout dans la presse française le lendemain. Cela n’a pas été pour cette fois… Pas de gros titres donc mais, en revanche, je crois que c’est lors de cette compétition que j’ai découvert la vision collective du squash et le plaisir d’évoluer dans une équipe soudée. Nous avions vraiment le sentiment d’avoir fait quelque chose de bien pour notre sport.»

- « Quatre après, c’est cet esprit qui soufflait quand nous avions retrouvé les Anglais en finale et que nous les avions tenus 2-2. Leur victoire ne s’était jouée qu’à la différence de jeux. Renan disputait le dernier match contre Mark Chaloner.

 Moi, je venais de battre Del Harris à l’arraché et j’avais rejoint le kop français à côté de Laurent Elriani. On se tenait la main et on avait le cœur qui battait à 180. D’un point à l’autre on s’embrassait ou on s’arrachait des bouts de peau. Renan a eu une balle de jeu dans le deuxième. Elle nous aurait ramené à égalité parfaite et je crois bien que j’ai failli péter une durite pendant l’échange. »

- « Ces moments de solidarité et ces joies m’ont marqué. Il y en a eu beaucoup d’autres, notamment se payer l’Angleterre en demi-finale du mondial 2001 et je crois qu’avec Laurent, Renan, Thierry et Greg, il y a des liens qui nous tiendront à vie. »

La victoire en individuel
dont il est le plus fier


« J’ai gagné trois tournois sur le circuit PSA et j’ai aussi eu la peau de James Willstrop en interclubs, alors qu’il était deuxième mondial mais le titre qui me tient le plus à cœur reste celui de champion de France en 1996 face à Lincou au Set Club. Thierry n’était pas encore n°1 planétaire à l’époque. Il me semble que je l’avais déjà battu trois fois dans la saison mais ça a été très fort de le faire le jour "J" devant mes proches à Aix. »

Les Regrets...

- « Avec l’équipe de France, j’ai eu un peu les boules d’être passé si souvent à côté du titre et parfois même à un cheveu sans que nous ayons réussi à en décrocher un. »

- « Je regrette aussi que ma collaboration avec Richard Pons ait été stoppée en 1997. Au niveau compréhension bio-mécanique de ce sport, il a été un précurseur et il serait toujours plus que dans le coup aujourd’hui. C’est précieux d’avoir quelqu’un comme ça dans un staff. C’est lui qui avait commencé à me former, il me connaissait parfaitement et je sentais qu’il continuait à me faire progresser. Avec lui, j’aurais peut-être pu atteindre le plus haut niveau mondial. Je dis bien peut-être car il y a d’autres paramètres, alors on ne saura jamais.»

Les gens qu’il remercie...

« Sans soutien, on en peut pas faire de sport de haut niveau. Je suis donc reconnaissant à tous ceux qui m’ont aidé à faire mon métier de ce que j’aimais le plus dans la vie : « Mes parents, ma femme, Richard, la fédé, les partenaires financiers, le club, les potes, les toubibs, les kinés, tout le monde sans exception… »

Conseils aux jeunes sur le circuit...

« Chacun n’a pas le même talent et ne fonctionne pas exactement de la même façon. Du coup, je ne crois pas qu’il y ait de recette. Je dirai juste qu’il faut de la rigueur mais ne jamais perdre la notion de plaisir. Avec le temps, on s’aperçoit qu’elle est essentielle. Il peut y avoir des jours où tu te dis que tu préfèrerais aller à la plage avec les copains que de transpirer entre quatre murs. Mais mieux vaut qu’ils soient rares. Le circuit mondial est tellement dur que quand tu ne te régales pas régulièrement à taper dans la balle, t’es mort. Tu perds ton squash, ton envie et le moral suit dans la spirale infernale. »
- « Je pense aussi qu’il ne faut pas hésiter à chercher partout les clés de la progression : Observer les meilleurs joueurs sur le court, mater des cassettes, discuter avec des entraîneurs de tout niveau et tout horizon. Peut-être qu’un jour, cela pourra être une personne totalement inconnue qui évoquera le petit truc qui va nous débloquer. »

Ses premiers pas dans l’encadrement...

- « J’y ai été sensibilisé dès 14-15 ans. Au club, nous donnions déjà des coups de main ponctuels à l’école de squash et sur les stages. »
- « Le soir, il m’arrivait parfois d’essayer d’imaginer comment attirer plus de pratiquants. Je ne me souviens plus comment mais, vu mon âge, cela devait sûrement être un peu hors sujet ou même farfelu. »

Leur suite logique...

« A 25 ans, j’ai constaté que je désirais vraiment faire ma vie professionnelle dans le squash et que ma seule casquette de compétiteur ne suffirait pas à la couvrir. »

« Mon père était déjà impliqué dans le club. Dans son bureau, un mur entier de rayonnages était déjà rempli par les dossiers de l’association sportive. J’ai intégré le poste d’emploi jeune qui venait d’être créé. Le lancement de l’opération 13 du 13 a suivi. Elle tient toujours. Environ 600 scolaires y sont initiés chaque année, j’adore faire partager ma passion, et sur le court avec eux, c’est comme une deuxième naissance. »

« Ensuite, il y a eu l’opportunité de vivre mes premières expériences événementielles avec l’organisation des championnats d’Europe juniors puis de celui des clubs au Set. Rester mobilisé comme joueur sur le PSA et tenir son rôle dans une équipe d’organisateurs, ce n’est pas évident à gérer niveau planning mais cela offre des atouts. Un statut d’international donne de la crédibilité auprès des partenaires que vous allez solliciter et des accès directs dans le milieu. Bien connaître les gens en place dans les fédérations française et européenne, savoir à qui poser les questions… Ça permet de gagner
du temps. »

« A partir du moment où j’ai occupé le poste, j’ai également pris en charge la gestion de l’équipe fanion masculine. Quand Grégory Gaultier a quitté le club de Rouen, sa venue chez nous a été naturelle. Les affinités étaient développées de longue date. Il est arrivé au Pôle France à 13 ans et il venait déjà bien avant en stage l’été au Set. Stéphane Galifi et moi, nous en avions déjà 20 mais nous jouions régulièrement avec lui. Ensuite, nous avons fait les efforts financiers pour lui permettre de rester. »





















Richard Pons





Rendre à Aix, au squash français et
au squash tout court…


« Je trouve que j’ai eu de la chance d’avoir commencé à Aix en Provence. Pour en revenir à l’exemple de Greg, l’ancien DTN Albert Medina m’a confié récemment que si la FFSquash avait choisi le CREPS d’Aix pour implanter le Pôle France, c’est en partie parce qu’on savait qu’il y avait sur place des joueurs capables de fournir une opposition de qualités aux jeunes espoirs. Je le répète encore, Richard Pons y est pour beaucoup. Franck Carlino qui entraîne actuellement Thierry Lincou avec Paul Sciberras est passé par la méthode Pons.

« Depuis, la structure fédérale a pris le relais formateur avec des cadres qui font un travail sérieux et le club a continué d’amener sa pierre à l’édifice du haut niveau. Cette longévité dans ma ville, j’en suis fier et, maintenant, je vais être dispo à 100% pour m’y consacrer. »

« Il y a déjà une filière de production qui redémarre bien. A l’école de squash, la méthode d’enseignement attractive commence à être rodée. Les 13 du 13 lui amènent du monde et on sent la fidélisation monter en puissance. Cette année, avec la nouvelle équipe constituée notamment d’Yves TASTET, Jean René ARCUCCI (mon cousin) on va plancher sur le perfectionnement des jeunes, sur la fidélisation des adultes, et sur le développement des stages d’été pour les adultes mais aussi les jeunes compétiteurs. Les rénovations effectuées au club sur les courts et les parties communes seront un atout, s’intégrant parfaitement dans le magnifique complexe multi activités du Set Club ».

Avec tout çà, je vais avoir largement de quoi m’occuper au club mais je serais prêt à aller filer un coup de main à notre fédération et au Pôle France. N’importe lequel…

Bosser sur la gestuelle, évoquer tout ce que j’ai vu de mieux sur le circuit international avec les jeunes qui comptent s’y lancer… Il faut conserver une synergie et rester ouvert pour que la cause avance.

A ce titre, je parlais des liens ancrés avec Renan, Thierry, Laurent Greg et j’ai oublié de dire qu’un de mes souhaits le plus cher serait de les voir continuer à s’impliquer une fois qu’ils auront arrêté leur carrière. Histoire de partager encore des moments avec eux.

Surtout celui où notre discipline éclatera.»

Jean-Michel Arcucci... En bref

. Né le 2 décembre 1975 à Marseille
. Titulaire d’un Master en management des organisations sportives (Université de la Méditerranée) et du BEES2 de squash.
. Actuellement chargé du développement sportif de l’association Squash Passion au Set Club d’Aix.
. Marié à Cristina, Philippine rencontrée lors d’un Super Series à Hong-Kong.
. Principales performances chez les jeunes :
champion de France minimes, vainqueur du Grand Prix Européen en juniors et demi-finaliste du Championnat d’Europe Juniors 1994.

. Performances en senior : champion de France 1996 et quatre fois finaliste contre Thierry Lincou.

. Avec la France : Vice-champion d’Europe par équipes, à sept reprises et vice-champion du monde par équipe en 2003.

Vainqueur de trois tournois du circuit professionnel PSA à Maastricht, Barcelone et Royan.

. Meilleur classement mondial : n°36 en 2004.

. Meilleures perfs : Victoire sur James Willstrop (n°2 mondial) en interclubs et Paul Johnson (n°4) au Championnat d’Europe par équipes, Alex Gough (n°15) en PSA.

 

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