Juste un mot avant le début de cette nouvelle saison. Moi ça va la
forme, j'ai repris l'entraînement et je me colle des grosses séances
pour revenir au top.
Mon ambition pour cette année est de gagner des titres, je n'ai gagné
que deux gros tournois l'année dernière et j'aimerais vraiment en gagner
plus.
Je vais mieux gérer ma saison et mes break de manière à ne plus me
blesser, et surtout rester motivé, afin de ne plus arriver à saturation
comme la fin de cette année 2009.
Je suis de nouveau motivé après un long break d'un mois, ça m'a permis
de penser à autre chose et vraiment faire le vide et revenir avec une
grosse envie, l'envie de gagner.
J'ai rencontré et repéré Greg lorsqu'il avait 9 ans, lors d'un stage de
perfectionnement que j'encadrais à Audincourt dans le club que tenait sa
mère.
Quelle n'a pas été ma surprise lorsque ce gamin haut comme trois pomme
est rentré sur le court avec les meilleurs adultes de son club, alors
classéshaut de 4ème série. Son potentiel sautait aux yeux, une
explosivité hors du commun, et surtout un pouvoir de concentration dans
la durée tout à fait inhabituelle surtout à cet âge.
Commence alors une amitié et une collaboration, Greg venant les
week-ends et pendant les vacances scolaires à Strasbourg où nous nous
entraînions jusqu'à 5 heures par jours. Les résultats ne se sont pas
fait attendre, champion de France haut la main, dans chacune des
catégories, 1/2 finaliste du British
junior open en moins de 14, alors qu'il venait à peine de faire ses 12
ans, ses premières sélections en équipe de France des moins de 16 ans,
etc..
Alors qu'à 13 ans, il était déjà le meilleur joueur senior de toute la
région grand-est, il a fallu nous séparer pour qu'il puisse bénéficier
de partenaires d'entraînement à la mesure de son énorme potentiel ;
c'est alors qu'il intègre le pôle France junior qui se montait à
Aix-en-Provence sous la houlette de Fred LECOMTE, qui avait toute
ma confiance.
Profitant du rythme que lui amenait de nombreux joueurs en équipe de
France soit junior soit senior, sa progression a été exponentielle :
premier titre du British junior open en moins de 17 ans, puis un second
en moins de 19 ans, et deux titres de champion d'Europe junior.
Avant même son 17ème anniversaire, il intègre la PSA, et en à
peine plus d'un an passe de la 300ème à la 100ème place du
classement mondial. A 20 ans à peine il accroche la 10ème
place.
Depuis longtemps déjà, nous visions le sommet de la pyramide, et
l'ascension de Thierry au sommet du classement mondial, n'a fait que
renforcer cette détermination.
L'arrivée au sommet, mais...
Depuis maintenant plus de 3 ans Greg flirte avec cette place de numéro
un mondial, et grâce à une fin de saison 2008/2009 et un tout début de
saison remarquables, il y accède enfin au mois de novembre 2009.
Malheureusement, les points que Greg aura eu en novembre et décembre,
lamèneront à ne garder cette place qu'un seul mois. La défaite en
demi-finale du world open, après un match de mammouth contre l'anglais
Nick MATTHEW, qui ne lui permettront pas de défendre ses chances contre
Ramy
ASHOUR moins de 18 heures après, vont peser lourd dans la balance, tant
au niveau mental que physique.
L'enchaînement trop rapide avec les derniers tournois de l'année auront
raison de son envie de se battre pour garder ou reprendre cette place de
numéro un.
Calendrier lourd....
Les défaites au second tour lors du tournoi du Qatar et au
premier tour du tournoi d'Inde, finiront pas le dégoûter de ce circuit
PSA, dont le calendrier est une hérésie à toute logique sportive et de
récupération.
La preuve en est que le dernier tournoi de la saison, en Arabie
Saoudite, un des plus doté du monde, ne sera joué ni par le n°1, ni par
le n°2 mondial. SHABANA, actuel champion du monde en titre et n°3
mondial abandonnera sur blessure lors du premier tour sur blessure
contractée à Mumbai la semaine précédente.
Sans vouloir trouver d'excuses à Greg, il serait bon que la PSA se
penche sérieusement sur son calendrier et étale les tournois sur toute
la saison sportive plutôt que de les condenser en 4 ou 5 mois, a moins
que l'objectif soit de blesser ou d'écoeurer ses joueurs.
Nous souhaitons donc tous à Greg la meilleure récupération mentale et
physique, pour qu'il puisse encore nous permettre de rêver, tant au
niveau individuel, que comme avec ses partenaires d'équipe, Thierry,
Renan et Julien, qui il y a à peine quelques mois sont passés à deux
doigts d'obtenir le titre mondial par équipe, contre des Egytiens
pourtant injouables sur le papier.
A
part qu'ils racontent n'importe quoi sur la domination mondiale (pauvre
Karim n'a jamais été numéro 1 mondial d'après eux), c'est bien qu'il y
est un article dans le Monde...
MARS 2009 Une interview réalisée durant
les Super Series Finals, à Londres. FG
REVE
DE GOSSE
Oui, c’est mon ambition depuis que je suis tout petit. Mais une
fois que l’on atteint son objectif, il y a d’autres facteurs qui
entrent en jeu.
D’abord, quand on devient numéro un mondial, on veut le rester
le plus longtemps possible. Et puis ensuite, je suppose que
j’aurais d’autres objectifs, familiaux sans doute, d’autres
choses à accomplir, que ce soit sur le plan sportif ou autre.
Pour le moment, je suis à 99% dans mon squash. Je n’ai qu’un
seul but, qu’un seul objectif, devenir le meilleur joueur du
monde.
PRESSION…
Depuis que je suis petit, on me rabâche, tu seras le meilleur,
alors, je pense que lorsque je suis arrivé tout près, j’avais
toujours comme une arrière pensée, une certaine pression. Et
c’est sans doute l’une des raisons qui ont fait que je ne suis
pas encore Champion du Monde et/ou Numéro 1 mondial.
DETENTE SERIEUX
Cela ne m’empêche pas de me détendre, et de faire le c… avec mes
potes, de profiter de ma copine, j’ai un côté détente, et j’ai
bien sûr un côté très sérieux.
Je suis très strict avec moi-même, sur le plan de l’entraînement, du
régime alimentaire, et je n’ai qu’un but, avancer, me
perfectionner, et à aucun moment, je ne contemple ce que je fais
comme si c’était un résultat, je cherche toujours à aller plus
loin.
Avec mon entourage, on ne parle du squash, du match, que quand
c’est nécessaire. Le reste du temps, on parle de tout, on
regarde des DVD, on se détend. Et puis, vient la routine avant
match….
ROUTINE
Avant un match, si je déconne un peu le matin au petit déjeuner,
si je discute avec mes potes, trois quatre heures avant le
match, j’ai besoin d’être ou seul, ou simplement entouré des
gens avec lesquels je travaille.
Le matin, j’ai un peu tapé la balle, tranquille, pour bouger un
peu les jambes, une bonne activation musculaire sans grosse
dépense d’énergie. Ensuite, une petite sieste.
Puis une préparation basée des extraits de matchs précédents
contre l’adversaire du jour, une revue de ce qui avait marché,
pas marché, des grandes lignes de ce que je dois faire ou
éviter.
Et ça, si je suis avec quelqu’un de mon équipe, ils me le
préparent, ou alors, si je suis seul, on m’envoie des textos ou
des emails.
APRES UN MATCH
Je n’aime pas perdre, mais alors, je n’aime pas perdre du tout.
Je n’ai pas envie de parler, et je suis mauvais perdant, j’en
suis bien conscient. Mais perd ou gagne, j’envoie toujours un
texto à ma copine, et à mon équipe.
J’ai vraiment beaucoup de mal à voir le positif qu’on peut tirer
d’une défaite, à chaud je veux dire. Ce n’est que quelques
heures, quelques jours plus tard que j’arrive à tirer les leçons
positives d’un échec.
Mais quelquefois, on tombe contre quelqu’un de plus fort que
soit, ou on ne joue pas à son top. Et ça, cela peut être utile
dans l’avenir.
SOLITUDE, NON MERCI
Je
n’ai jamais été seul. Je suis arrivé très jeune au CREPS d’Aix,
au pôle France, et dans ce contexte, il n’y a jamais trop de
contexte de solitude. Alors, la solitude, être seul, ça me gave,
j’aime être entouré de monde.
D’un autre côté, j’ai aussi tendance à m’entourer de gens qui me
sont bénéfiques dans mon travail, et peut-être que les gens ne
se rendent pas compte du travail accompli. Par exemple, des gens
comme Pierre Canto, ou Mathieu Benoît, qui viennent avec moi sur
les tournois, et le reste de mon équipe, Thomas adriaens (préparateur
physique), Nico Arnoux (coach technique), Dédé et Fred (entraîneurs
fédé) ne sont pas que des amis, mais des gens qui allient le
soutien amical avec le soutien technique.
On s’entraîne, on est sérieux, on est engagé à fond dans ce
qu’on fait. Et c’est ça qui fait la différence.
ARROGANT, MOI???
Je
sais que dans le passé, on me considérait comme arrogant. Je ne
pense pas que c’était de l’arrogance vraiment, mais plutôt, eh
bien, il y avait des gens à qui j’avais envie de parler, qui
m’intéressaient, et d’autre, bien, non, je n’avais rien à leur
dire, et je ne faisais aucun effort.
Maintenant, je suis plus ouvert, j’espère être moins froid à
l’égard des gens qui m’entoure. J’essaie d’être respectueux des
gens que je rencontre, de ceux avec qui travaille.
J’ai aussi de temps en temps un peu de mal à dire ce que je
ressens vraiment, ça aussi, j’y travaille, j’apprends à exprimer
un peu plus ce que je ressens au fond de moi.
Mais je sais que je suis qui je suis, et qu’il faut me prendre
comme je suis. Je fais de mon mieux, mais si on n’aime pas ce
que je suis, ce que je représente, je n’y peux rien.
Une excellente interview de Greg et de
Thierry. A lire absolument...
FÉVRIER 2007
"Je tiens tout d’abord à m’excuser auprès de l’arbitre
concernant les propos évoqués dans la presse. Ceci étant, il
n’est jamais facile d’arbitrer un match à haut niveau, les
rapports entre joueurs et arbitres sont toujours un peu
conflictuels pendant les matchs.
L’erreur est humaine, formatrice, c’est pourquoi il est
essentiel de cesser de juger les arbitres mais de dialoguer
avec eux afin de faire évoluer les choses, nous avons besoin
d’eux.
Concernant le jeu de pénalité, le choix de Nicolas était
juste.
Tout arbitre se doit d’appliquer le règlement quelque soit
la situation y compris pour une finale.
Cependant Thierry a choisit de ne pas le prendre, c’est une
décision professionnelle et affective envers un de ses
proches, je lui en suis très reconnaissant.
Ceci m’a poussé à continuer le match et surtout le spectacle
malgré la douleur que j’éprouvais. L’aide des médecins m’a
permis de tenir mais j’étais loin d’être à 100%. Ce fut un
moment difficile et frustrant ce qui explique une fin
chaotique...
Actuellement je ressens toujours la douleur et j’espère que
les personnes qui trouvent honteux de soit disant "lâcher le
match" (alors que j’ai continué a jouer une bonne demi
heure) prendront conscience de l’effort que j’ai fourni en
retournant sur le court.
Lors d’un autre match la question ne se serait même pas
posée.
En tant que sportif, notre corps est notre outil de travail,
cependant cet événement est unique et j’ai pris le risque de
poursuivre pour les gens qui se sont déplacés.
Merci de votre compréhension."
7 février 07
TO QUOTE OR
NOT TO QUOTE....
"Citer
ou ne pas citer", telle est la question que je me pose....
Nous "reporters", avons une immense responsabilité lors que nous parlons
avec nos joueurs "à chaud", car bien souvent, les mots dépassent la pensée.
Personnellement, je choisis soigneusement les mots des joueurs, en
m'assurant que ce que j'écris ne sera néfaste ni à leur propre carrière, ni
à d'autres.... C'est ce que j'appelle "filtrer". Cela permet au joueur de
s'ouvrir, de se détendre, car il sait que rien de négatif ne sera utilisé
contre lui. On vide le sac, et on trie, en quelque sorte...
C'est un choix personnel qui n'engage que moi. Mais un choix que je défends
et que j'impose sur nos deux sites, car il protège le joueur, il protège le
squash. Et c'est pour les joueurs, c'est pour le squash que nous travaillons
depuis des mois et des mois maintenant, avec plus ou moins de succès ou
réussite, cela va de soi!
Mais il est vrai que je refuse l'appellation de journaliste. Un vrai
journaliste, lui, fait son boulot, de relater les faits, rien que les faits.
On lui donne "a story", et il l'exploite. C'est son boulot.
Les mots que Greg a prononcé à chaud ont dépassé sa pensée.
Point barre.
2006
21 novembre 06
Après sa victoire à l'US Open, le Greg nous fait l'Equipe.fr....
23
octobre 06
Le Kid était sur FR3...
Merci à Franck Couégnat, de la Boutique Squash, de nous avoir donné le
lien, et à Domnique Autret, pour avoir passé des heures après une dure journée
pour nous mettre la vidéo sur le site...
GRÉGORY GAULTIER :
JABOIE, MAIS JE NE MORDS PAS..
La première fois que jai rencontré Grégory, je ne savais pas trop à quoi
mattendre. En effet, je ne lavais jamais vu jouer, et je navais eu que
des échos de son comportement. Et vivant en Angleterre, vous imaginez bien
quil na pas que des admirateurs. Mais bon, Jonah Barrington, le joueur
légendais britannique parle de lui avec un sourire, et ça, ça veut tout
dire .
Bien sûr, nous avons discuté de laffaire Malcolm Willstrop (entraîneur
célèbre anglais, père de James - 20 ans et déjà numéro 13 mondial - et
journaliste à temps partiel pour ce même site et pour le magazine Squash
Player, dirigé par Ian Mckenzie).
Vous ne pouvez ignorer que Malcolm et Ian, après le fameux Gaultier
Beachill des Championnats du Monde par Équipe 2003, ont eu des propos très
durs à légard de Grégory.
Moi, Malcolm, je le connais bien, et je laime beaucoup. Je suis en train
de préparer un méga article sur lui, et jai donc eu loccasion de
discuter longuement avec lui du fameux match.
Javais donc envie dentendre lautre version .
« Pour moi, les articles de Squash Player et de Malcolm Willstrop étaient
très injustes », ma expliqué le jeune homme.
« Oui, cest vrai, je fais du bruit, je gueule de temps en temps, mais
cest mon caractère. Je suis un passionné, et je puise dans cette passion
pour jouer au niveau où je joue. Cest ma force et ma faiblesse. »
« Ces articles mont fait mal, très mal. Pourquoi écrire sur moi et sur
mon comportement, et ignorer des joueurs au comportement bien pire que le
mien ? Je trouve ça profondément injuste. Critiquez-moi daccord, mais
dans ce cas là, critiquez également les autres »
Grégory nest pas du genre à se complaire dans le passé, mais ces articles
lont blessé. Méritait-il un tel traitement ?
Je nen sais rien, je
nétais pas là.
Mais vous savez, il est jeune, il est craquant, il a un talent fou, de la
personnalité et du caractère. Et vous navez pas fini den entendre parler.
Encore et encore
19 Août 05 :
THIERRY & GRÉGORY
EN MALAISIE POUR LES ENFANTS
Comme dhabitude (et cest de famille), Thierry est toujours le premier à
répondre présent quand il sagit de participer à des uvres de
bienfaisance. Cette fois, il sagit de venir en aide à lAssociation «
Protect and Save the Children ».
En compagnie de Grégory, il sentraîne en vue de lOpen de Hong Kong,
qui se déroulera du 31 août an 5 septembre 2004.
En passant, vous pourrez suivre le tournoi en anglais sur
SquashPlayer.co.uk, et jessaierai de vous faire les traductions au fur et
à mesure
Alors, cette soirée ?
Eh bien, cest ce samedi 21 août, et se déroulera au National
Squash Centre, où se sont déroulés les Jeux du Commonwealth 1998, le
Championnat Asiatique, et tout récemment lOpen de Malaisie.
Les spectateurs auront la possibilité de jouer contre certains des
meilleurs joueurs du monde : Thierry, Grégory, les joueurs
malaisiens Ong Beng Hee (contente de savoir que sa blessure va
mieux, vu quil a déclaré forfait la semaine dernière pour lEnglish
Open), Azlan Iskander (qui sentraîne à Chingford avec Neil
Harvey), Nicol David, Sharon Wee, sans oublier lÉgyptien Wael
El Hindi et langlais Bradley Ball .
Lorganisation non gouvernementale « Protect and Save the Children »
essaie détablir une sorte de lien entre les différents services daide
aux enfants victimes de sévices sexuels. Lassociation propose un soutien
psychologique et psychothérapeutique à ces enfants, et tente également de
faire prendre conscience au grand public des drames que ces victimes
subissent.
Comme vous le voyez, une cause qui mérite bien quelques gouttes de sueur.
Cest en fonction de ma préparation. Cet été par exemple, jai fait deux
mois de préparation physique, mais je navais pas de partenaire pour
mentraîner, jai du partir une semaine en Angleterre, et une semaine en
Hollande. Ensuite, je suis parti 10 jours en Malaisie, puis jai fait Hong
Kong, puis juste après, jai fait les Championnats dEurope. Cest pour ça
que, physiquement, je ne pouvais pas faire Boston (lUS Open) juste
derrière. Si tu regardes le parcours de Thierry, on a fait les mêmes
tournois, et après Hong Kong, il est allé à Boston, et résultat, il se
fait éclater au premier tour.
Tu ne tes pas senti bien dans ta campagne américaine cette année.
Non, jai fait Saint Louis et Détroit, et à St Louis, je me suis senti
vraiment mal. Pendant dix jours, jétais dans un piteux état, jétais à
moitié malade, super fatigué, je ne pouvais plus jouer, je navançais pas
sur le court, aucune envie de jouer
Mais jai eu de la chance à Détroit,
Power sétant blessé, le tableau sest bien ouvert. Par la suite, jai
recommencé à pouvoir bouger, mais je narrivais pas à me concentrer sur
les matchs.
Et comment as-tu réglé le problème ?
Eh bien, dès que je suis revenu en Europe, jai réussi à me reposer chez
moi, et je suis parti en Hongrie, et là, je me sentais dix fois mieux. Je
commence tout juste à avoir des sensations.
Est-ce que tu as un plan de carrière ?
Non, pas vraiment, mais je pense que je vais y être bientôt
Dans les top 5 tu veux dire ?
Oui, je ne sais pas combien de temps ça va prendre, ça va peut-être être
long, ou très rapide, tout dépend des prochaines semaines à venir. Si je
joue bien dans ce tournoi, au Championnat du Monde de Katar et au
Pakistan, je pense que je peux monter top 8 dun coup. Mais je peux aussi
rester 10, 11 si je joue moyen. Lannée dernière, jai souffert dune
blessure au pied, et je nai pas pu faire les tournois que jaurais voulu,
ne gagnant donc que peu de points au classement. Alors, jespère bien me
rattraper cette année.
Comment tu te sens en ce moment ?
Pas trop trop en forme. Je me sens toujours fatigué, je nai pas trop
envie de jouer, mais je fais de mon mieux pour me battre contre moi-même,
mais je viens de me faire 3/4 tournois de suite, et je suis un peu saturé.
Mais jadore jouer sur le court vitré, cest un court qui correspond
parfaitement à mon jeu, donc jai confiance pour le reste du tournoi.
Mais
maintenant, le niveau mondial est tellement élevé, dès le deuxième tour,
les matchs sont très durs, tous les joueurs peuvent prétendre au titre, et
dans les top 12, nimporte quel joueur peut battre nimporte qui Mais
bien sûr, mes deux favoris sont Thierry et Lee