LA PRESSE DE NOUVELLE-ZÉLANDE
PEU IMPRESSIONNÉE
PAR SIR CLIVE ...
Avant de se rendre à la conférence de presse, Sir Clive a visioné encore
et encore le ralenti de l’incident dans le camion de la production télé.
Convaincu que son équipe avait été victime d’une injustice, il a lancé
accusation sur accusation et sous-entendu après sous-entendu. C’était bien
la première fois qu’en mémoire de journaliste, on voyait un mauvais
perdant perdre les pédales à ce point-là.
D’accord, pour Woodward, une injustice avait été commise, mais aveuglé par
l’incident, il s’est mis à tirer sur tout ce qui bougeait !
Il a mis en doute la compétence de Dickinson, et est persuadé qu’il a été
influencé à la fois par les spectateurs et par le ralenti télé (« nous, à
Twickenham, nous n’avons pas de ralenti » fut l’une de ses phrases les
plus pompeuses).
Puis, il s’est mis à parler d’un incident impliquant Ali Williams (NZ)
survenu à Wellington l’année dernière.
Oui, Williams s’est peut-être mal comporté l’année dernière, mais il faut
vraiment être un bouffon de première classe pour sortir un tel argument.
Purée, Danny Grewcock (GB) se sert de la tête des Nouveaux-Zélandais pour
s’essuyer les bottes depuis des années, et pas un All Blacks ne bronche…
Woodward ne s’est pas arrêté là. Il reste persuadé que l’équipe
d’Angleterre est meilleure que celle des All Blacks, malgré deux défaites
consécutives sur un score additionné de 72 à 15, et de 8 essais à zéro. De
plus, il insiste sur le fait que les Nouveaux-zélandais ont de réelles
faiblesses en défense.
Une défense qu’en deux matchs, son équipe n’a jamais pu percer.
C’est triste. C’est très triste.