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| Le statut d'ancien joueur en
lui-même n'est pas une garantie nécessaire et suffisante à la
qualité de l'enseignement. |
Il serait vraiment rétrograde de simaginer
pouvoir faire atteindre le haut niveau uniquement par ce biais là.
Dans ce cas, il manquerait la donnée essentielle : la transposition
didactique.
LA DIDACTIQUE
Il faut savoir que la didactique représente :
-
la capacité à
recueillir les données scientifiques (somme des connaissances inhérentes
à la recherche fondamentale)
-
les compétences à
utiliser les données scientifiques dans l'enseignement de la pratique
(somme des connaissances concrètes, issues de la recherche appliquée).
Rappelons que la didactique (cf. La
Didactique du squash, P. Sciberras 2004), fait appel à une multitudes de
sciences (biomécanique, anatomie, physiologie, cognition, psychologie,
statistiques, pédagogie, etc.) mais surtout et avant tout aux Sciences de
l'Éducation.
Tout intervenant, dans un domaine de formation, est avant tout un
éducateur. Il occupe un poste à responsabilité : responsabilités au
niveau des résultats sportifs et des études, mais surtout il a la
responsabilité du comportement de ses joueurs (l'attitude du joueur est
subséquent au milieu éducatif dans lequel il évolue, l'environnement est
primordial).
LA THÉORISATION
La théorisation, alimentée par la recherche fondamentale, est
indispensable à toute conceptualisation, elle ne peut être induite que par
lunique pratique. La démarche techniciste axée essentiellement sur la
production d'une forme gestuelle ne suffisant pas, elle est rendue
obsolète depuis l'apport des neurosciences.
La théorisation est une condition nécessaire, elle est le postulat de
départ. Nous savons depuis fort longtemps, que la théorie anticipe sur
lobservation au travers des sciences expérimentales, elle la structure et
loriente vers plus de spécificité applicable au terrain.
| En outre, il serait aussi
inconcevable de vouloir prétendre former des sportifs de haut niveau
uniquement par lapplication des données scientifiques. |
La démarche que je préconise depuis plus de 15 ans déjà, est le
fonctionnement systémique du joueur. L'individu ne peut plus être
saucissonné en tranches séparées (technique, physique, psychologique). Le
joueur est un système indissociable où tous les éléments constitutifs de
l'ensemble développent des réseaux de communication entre eux. (cf.
L'approche systémique. P. Sciberras, 1992.
Cette théorisation se situe dans la recherche dune évolution permanente
entre les deux conceptions énoncées plus haut, à savoir : la
conjugaison des connaissances théoriques et des connaissances d'homme de
terrain en tant qu'enseignant.
ÉVOLUTION DE LENSEIGNEMENT
Enseigner c'est se ressourcer constamment, ne jamais quitter le terrain
des apports nouveaux, c'est remettre en questions ses certitudes et
également celles des autres. On ne soigne pas la tuberculose aujourd'hui
comme au début du siècle dernier. On ne peut enseigner le squash
aujourd'hui comme on l'enseignait dans les années 80.
Evoluer, c'est avancer dans la suppression de ses erreurs amenées par la
recherche expérimentale et c'est avancer également par l'appropriation des
nouvelles données.
Jouer au squash na rien à voir avec lenseignement du squash, ce sont
deux rôles complètement différents et diamétralement différents.
« HOMME DE TERRAIN »
Être un homme de terrain, nest pas avoir été un joueur de squash. Être un
homme de terrain nest pas avoir tout simplement accumuler des données
scientifiques.
Ce qui importe avant tout pour être un homme de terrain : c'est d'être un
enseignant/chercheur et avoir un vécu en tant qu'éducateur (ce qui n'est
donné au premier venu), cest le vécu en tant quentraîneur en terme
d'objectifs et de contenus d'enseignement, en termes de maîtrise de la
planification, de programmation des séances dentraînement à partir de :
la spécificité de lactivité, c'est-à-dire pour être plus clair : à
partir de la logique du squash (activité d'affrontement, activité duelle),
axée sur la combativité et sur la gestion : de l'opposition, de l'adresse,
de la dépense d'énergie, de la prise et du traitement de l'information, de
l'émotivité).
de la spécificité du joueur, c'est-à-dire à partir de la logique du
joueur. Tout action éducative se fera à partir de lanalyse de lactivité
squash corrélée aux analyses morphologiques, physiologiques,
psychologiques et comportementales du joueur.
Si toutefois, une même personne cumule : les connaissances théoriques, les
connaissances concrètes adéquates et en plus un vécu d'ancien joueur, que
demande le peuple !!!!
ATTENTION
Avoir était un ancien joueur, n'a rien à voir avec les connaissances
citées ci-dessus, d'autant plus que les connaissances d'un ancien joueur
sont par définition anciennes et elles risques d'être automatiquement
dépassées.
L'ancien joueur doit faire comme tout le monde de l'enseignement : se
mettre à jour, en ce qui concerne les apports théoriques des sciences
impliquées et les apports concrets d'enseignant.
Attribuer une responsabilité à d'anciens joueurs n'ayant pas fait
l'indispensable (le chemin nécessaire à l'enseignement), c'est miner
l'activité de l'intérieur.
L'obtention d'un diplôme n'est pas une fin en soi, elle permet tout
simplement d'avoir le droit d'enseigner. Reste pour l'entraîneur à gravir
les marches de l'escalier du savoir en étant dans la recherche quasi
obsessionnelle de l'amélioration de ses connaissances.
Paul Sciberras
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de Paul Sciberras qui paraissent régulièrement sur ce site, en
particulier sur le thème "Didactique du Squash", sachez que Paul
vient de faire paraître un CD.
Pour tous renseignements complémentaires, écrivez lui à
paul.sciberras@wanadoo.fr
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